Il est 23h59.
Feuille, que pourrais-je bien écrire sur toi ? À défaut d'avoir trouvé quelque chose de passablement intéressant je vais me résigner à écrire simplement sans idée prédestinée. Nul doute que tout l'intérêt de l'écriture est porté vers ces moments d'hésitation, de tatonnement ; la frivolité du manque d'inspiration apparent. Deux choix s'ouvrent donc à nous, premièrement, tenter le tout pour le tout et se lancer dans l'inconnu avec nos idées pour seule conviction, argumenter, exposer et se mettre à jour. Parfois cependant, la prohibité de la première solution nous pousse à choisir la seconde, de ne rien faire, attendre patiemment que ça passe voir tenter de se fondre en tout homogénité dans des convictions sociétaires diverses. À chacun de faire son choix et ce, pour des raisons non déplorables. Parce que voila, le carpe diem comprend aussi une part de risques et parfois un vécu non-satisfaisant. Mais à quoi bon vivre si ce n'est pour tenter, au risque de se planter ou même de paraître totalement ridicule. L'erreur et ses aléas est, c'est bien connu, instructive. Suite à cela, la raison en est certainement la déraison mais apprendre à assumer ses choix est primordial et ce, de tous temps. Faire tout de même attention à l'aspect qui peut nuancer risque et interdit, ce dernier à toujours été source d'attirance pour l'homme. Mais pourquoi un tel intérêt pour la prohibité ? N'est-ce pas tellement parler d'archaïsme ? Et l'incomformisation, passe-t-elle forcément par l'interdit ? Sûrement, c'est pour beaucoup une faille à explorer, une façon de rapporter l'attention sur soi à travers le non-dit et les méandres hors des sentiers battus. Mais ceci n'explique pas forcément cela et il y a probablement bon nombre d'autres raisons qui poussent certains à créer des identifications sans bases factuelles au lieu de s'aider de l'avis des autres pour ajuster leurs lunettes._____________________________________________________________________________EB.